1024 - Tirepied-sur-Sée - le Montier - ripisylve élargie-
Depuis une dizaine d'années, une bande boisée est implantée progressivement en parallèle de la ripisylve sur le rive droite de la Sée. Actuellement, le bosquet mesure 50 m sur 12 m au plus large. Ce surplus de végétation ligneuse est utilisé par l'avifaune de la ripisylve qui y est plus présente ou même cantonnée : merle noir (abonné aux aulnes morts fournisseurs de postes de chant), rouge gorge, troglodyte, pinson, pouillot véloce, fauvette des jardins, bouscarle, ...Pas de raretés, mais renforcer les populations "banales" est tout aussi important dans l'ambiance actuelle!

- La bande boisée vue depuis la prairie pâturée : les plus jeunes plants sont en lisière.
Les essences sont toutes locales, avec quelques déconvenues... Les aulnes pourtant récupérés sur les sablières de Ducey (hors zone contaminée) sont pratiquement tous morts du
Phytophtora. Un essai de plantation de châtaignier d'abord encourageant s'est terminé après 3 ans par la mort du sujet (lumière? racines noyées au niveau de la nappe? En tout cas, essence inadaptée!)

- Ambiance de sous-bois; à gauche, le jeune tronc mort du châtaignier.
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Difficile cohabitation avec les chevreuils - et les chevaux qui ont vite été exclus du pâturage, expérience malheureuse il y a 3 ans.

- Le merisier écorcé par les cobs résiste! Il a encore fleuri au printemps 2026...

- Le sorbier semble particulièrement attractif pour le chevreuil...
Dernière introduction, le peuplier bouturé à partir des vieux têtards du parc du château de Cerisy-la-Salle. Ces
vieux cultivars à petites feuilles sont plus favorables à l'entomofaune associée que les formes modernes à grandes feuilles trop épaisses.

- Bouture 2026

- Le hêtre planté ici sur les sédiments de la rive paraît apprécier la station (au centre de la photo) : il fait preuve d' une croissance spectaculaire... A voir combien de temps il va apprécier.
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En arrachant les chardons, découverte du nid du rat des moissons, déjà présent l'an dernier sur le même site.

- Nid du rat des moissons dans un fouillis de ronces et d'orties.
Parmi les essences du bosquet, la bourdaine a sa place sur cette station un peu humide. Abeilles et bourdons fréquentent assidument les fleurs pourtant discrètes. Un des intérêts de la bourdaine, c'est sa r
elation privilégiée à la chenille du papillon Citron.

- chenille au repos sur la nervure centrale. Beau camouflage!
Heureusement que nos jardineries n'ont pas eu la (mauvaise) idée de vendre des bourdaines à feuillage rouge comme les noisetiers, prunus et autres hêtres décoratifs : les chenilles vertes sont évidemment prédatées en priorité, cause de disparition de certains papillons tels les Théclas d'après les spécialistes.

- Le découpage des bords des feuilles de bourdaine par cette chenille est typique : en principe à peu près symétrique... (chercher la feuille au centre de la photo). Mais la photo précédente infirme la démonstration! Chenille trop jeune?
Un exemple plus démonstratif sur le refuge des étangs du prieuré de St Hilaire (message 441 fil refuges)
https://forum.gonm.org/viewtopic.php?p=8962&hilit=saint+hilaire+du+harcou%C3%ABt+bourdaine#p8962 - I.jpeg (444.78 Kio) Vu 176 fois