VALORISATION DU BÉNÉVOLAT

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VALORISATION DU BÉNÉVOLAT

Message par Webmestre » 29 juin 2011, 11:50

Comment remplir le fichier « bilan d’activités individuel » ?
Bilan_activites benevolat.xls
Bilan activités bénévolat (fichier .xls)
(78.5 Kio) Téléchargé 18 fois
Je passe sur les rubriques « date », « objet » et « nom de l’intervenant » qui n’appellent aucun commentaire.

Dans la colonne « statut de l’activité », vous avez le choix entre « financée, indemnisée, gratuite ». « Financée » suppose que l’étude, l’enquête, est financée par un commanditaire privé ou public ; « indemnisée », renvoie globalement aux interventions non financées mais ouvrant droit à une indemnisation par le GONm ou une administration lorsque nous représentons l’association (comités de pilotage, commissions et autres réunions) ; « gratuite », fait référence à toutes vos activités n’entrant pas dans les champs précédents, comme les enquêtes et les études à notre initiative ou celles que nous relayons (atlas, STOC, Tendance….), mais également vos sorties terrain qui viennent enrichir le fichier RSS, etc.

Je ne m’arrête pas davantage sur les rubriques « réunion » et « terrain », suffisamment explicites. L’item « gestion de données », se rapporte globalement à de la saisie de données (RSS, fiches enquêtes, etc.) ; « rédaction », pour tous vos travaux d’écriture (rapports, articles…) ; « secrétariat », est une rubrique faisant référence à l’animation d’enquêtes, de réseaux, aux animations destinées au public…
Dans chacune de ses colonnes vos entrez un nombre d’heures sous la forme d’un entier (ex : 3 et non 3h ni 03:00, …). Le total s’affiche automatiquement si cette consigne est respectée.

Concernant les frais de déplacement, même chose que précédemment, vous entrez un entier et le coût de vos frais de transport est calculé automatiquement sur la base de ceux remboursés aux salariés de l’association, soit 0.33 € / km.

Dans la colonne « remboursement », vous faites figurer ceux dont vous demandez le remboursement au GONm, ou à l’inverse, vous les inscrivez sous la rubrique « don » si c’est votre choix. Dans les deux cas, cependant, vous devrez remplir une fiche de frais qui mentionnera, si c’est le cas, que vous faites don de cette somme à l’association. Une attestation vous sera adressée en retour qui vous permettra de bénéficier d’une réduction d’impôt qui est actuellement de 60% de la somme déclarée.

Vos bilans d’activités individuels seront ensuite compilés pour permettre à Joëlle Riboulet de « valoriser » le bénévolat dans notre bilan financier, mais également pour permettre à Fabrice Gallien de rédiger notre bilan d’activités annuel. Dans cette optique, vous voudrez bien leur adresser vos fichiers avant le 10 janvier de chaque année.


Quelques bonnes raisons de valoriser le bénévolat

Il peut paraître paradoxal de rapprocher le bénévolat (activité consentie « sans obligation, à titre gracieux » d’après le dictionnaire) et une valeur comptable. C’est pourtant ce que nous a demandé le commissaire aux comptes lors de la dernière assemblée générale afin que ce bénévolat apparaisse dans les comptes du GONm.

Pourquoi « valoriser » le bénévolat ? (Extrait du guide pratique 2011- Bénévolat : valorisation comptable. Ministère de l’éducation nationale, jeunesse, vie associative)
La valorisation a pour objet de rendre compte de l’utilité sociale du bénévolat. Or, comme le bénévolat ne génère pas de flux financier, il n’entraîne pas de comptabilisation systématique et il n’apparaît donc pas dans les documents composant les comptes annuels (bilan, compte de résultat, annexe).

Il peut en revanche être intéressant, pour l’association, de faire apparaître le bénévolat, en complément des flux financiers, pour donner une image fidèle de l’ensemble des activités développées. Cette recherche de fidélité peut servir aussi bien une finalité de communication externe que répondre à des motivations internes :
  • • Connaître et rendre compte de l’intégralité des ressources « propres » de l’association, donc de l’autofinancement, qui constitue un élément utile dans les relations avec tous les bailleurs de fonds : collectivités ou institutions, (subventions, conventions, etc.) ; organismes de financements (demandes de prêts, garanties d’emprunt, etc.) ; donateurs (particuliers et/ou entreprises mécènes)
    • Faire apparaître aux bailleurs de fonds l’effet de levier de leurs financements du fait des bénévoles, dont la contribution n’apparaît pas dans les documents financiers même s’ils n’ont pas forcément vocation à rester durablement dans la structure ;
    • Appréhender les coûts réels d’un projet associatif ;
    • Sensibiliser les destinataires de cette information financière (internes et externes) à la fragilité de cette « ressource » bénévole à l’importance de son nécessaire renouvellement ;
    • Faciliter une perspective de valorisation des acquis de l’expérience (VAE), surtout pour le bénévole ;
    • Mieux gérer la ressource bénévole en sachant la valoriser (accueil de nouveaux bénévoles, fidélisation, etc.) ;
    • Relativiser les frais de fonctionnement, de gestion administrative ou de collecte de fonds au regard du nombre réel d’intervenants dans l’action et la structure ;
    • Permettre une meilleure appréciation, par l’administration fiscale, de la part «prépondérante » d’une activité en cas de création de secteur distinct (lucratif/non lucratif) afin de bénéficier de la franchise de 60 000 € ;
    • Démontrer le caractère désintéressé de la gestion : si le bénévolat, notamment des dirigeants, est valorisé, cela peut conduire a contrario à en déduire que les dirigeants ne sont pas rémunérés pour la gestion de l’organisme ;
    • Constituer un outil de contrôle interne qui constitue un préalable nécessaire au recensement et à l’analyse du bénévolat ;
    • Prendre le « risque » de la sous-estimation de cette ressource, notamment pour ne pas être suspecté de gonfler artificiellement les chiffres .
Bruno CHEVALIER

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